" PAC= port a cath= chambre implantable"

Le PAC est un dispositif, invasif, qui permet l'administration des produits de chimiothérapie sans léser les veines périphériques. (car les produits de chimio ont tendance à "brûler" les veines, ce qui peut rendre le patient impiquable, d'où l'utilité du dispositif de cathé centrale permanent.)

En gros, lors d'un traitement de chimio peu importe le cancer ou la raison, la pose du PAC est inévitable.

Parfois celui-ci est posé sous anesthésie générale, en ambulatoire. Ou lors de l'opération d'ablation de tumeur.

Mais majoritairement cela se fait sous anesthésie locale, en ambulatoire.

" je faisais partie des majoritairement".

- Moi je suis une véritable flippette, franchement, j'ai peur des interventions chirurgicales, ce qui est une peur inconsidérée vu que je n'ai eu aucune mauvaise expérience.

Après avoir eu mon rendez-vous d'anesthésie, et ma prise de sang réglementaire, ainsi que mes deux douches beta, ma chemise "cul à l'air" et sans oublier charlotte et chaussons de rigueur, une petite prémédication et à jeun depuis mon léger petit dejeuner.

Je suis prête à me faire poser ce PAC qui va, il faut bien l'admettre m'être très utile.

J'y vais résignée, je pense que pour moi c'est un peu plus dur car être porteuse d'un PAC marque officiellement le fait que la personne qui en est propriétaire est inévitablement malade. Et je le sais bien vu que je suis soignante, lorsque je vois un patient avec un PAC je sais qu'il a un néo!

Comme toujours je projette le prétendu regard des autres sur moi, et mon prétendu physique ingrat avec mon PAC.

Je vais au bloc, il fait froid, je tremble de froid ou de peur, exclusivement de froid je crois.

L'infirmiére m'explique tout et le chirurgien, commence.... je sens la première piqûre, je sais que d'autres ont suivi, mais je n'ai rien senti.

- Je me souviens avoir tenté une pointe d'humour, et puis je me suis concentrée sur le drap bleu sur ma tête, et ai plongé tête baissée dans la piscine d'un club au soleil.-

Je n'ai  plus froid, je suis sereine je ne bouge pas j'attends la fin de la pose calmement, et j'accepte le fait d'être porteuse d'un port-a-cath, et de devoir très bientot commencer mes chimiothérapies. C'est la premiere étape, et elle n'est pas si dure à passer.

Je sors un peu de mes revasseries, lorsqu'il a du appuyer fermement sur mon épaule, pour placer parfaitement le boitier.

Ma seule gène après l'intervention fut d'avoir cette épaule, la droite en l'occurrence, un peu engourdie, alors je l'ai mobilisée à fond pendant les quelques jours qui suivirent.

Je n'ai aucun souvenir de souffrance, c'est un acte bénin qui s'effectue, vraiment sans problème sous anesthésie locale, qui dure 30 minutes en tout et qui ne nécessite aucune surveillance particulière. Les fils se résorbent et vous avez comme moi au bout d'un an une cicatrice invisible et un boîtier qui n'est décelable qu'au touché.

Je n'y pense jamais, il ne me gêne pas, il est là, si besoin mais c est tout.

 

Conseils:

Je vous suggère de vous faire accompagner, car ceci est obligatoire, vous ne pouvez sortir d'ambulatoire sans être accompagné, par une personne qui vous amuse, vous fait rire , qui ne dramatise pas la situation!

C'est la première étape du long parcours de soin, il faut l'affronter calmement et sereinement sans peur ni angoisse, encore une fois je sais que c'est facile à dire, mais sincèrement ça n'est qu'une formalité.

N'hésitez pas à bouger très rapidement votre bras pour éviter l'engourdissement du début, en effectuant des petits mouvements circulaires et en avant et en arrière plusieurs fois par jour, et prendre les antalgiques prescrits, jusqu'à disparition de la gêne occasionnée.