19 mai 2018

La chimiothérapie:

 

 

 

  1.  Détermination:

    J'ai eu très peu de temps finalement pour avoir peur et paniquer, j'ai décidé de ne pas céder justement, et au

    120175230_o[1]

    contraire affronter ce « crabe », le combattre et l'abattre.

    Je sais que la route va être longue et semée d'embûches mais je me concentre sur le fait que je dois seulement me centrer sur mon combat.

    Nous sommes le 13 février 2017

    Je suis convoquée à 8h30 en gynéco, pour ma première cure de FEC

     

  2. Volonté :

     

    Je n'ai pas oublié de contacter un taxi pour avoir un transport, c'est ainsi que je rentre fébrile dans cet hôpital que je connais si bien... (c'est mon lieu de travail !)

    Je prends l'ascenseur, c'est un truc que je ne fais jamais, mais là, j'attends cet ascenseur qui n'en fini pas de me faire patienter. Je suis très nerveuse et j'ai envie d'uriner comme à chaque fois que je suis stressée.

    Me voici face au service et face à mon traitement.

    Les filles présentes m'accueillent avec un large sourire ça fait plaisir et m'invitent à m'installer confortablement dans une chambre SEULE !

     

    Wahou !!! Le top! le privilège de tous les privilèges !!! la chance !

     

    Je suis chargée comme une bourrique : j'ai mon pc pour tout noter, des comédies sur une clé, j'ai un bouquin de circonstance, « anti cancer » de David Servan Shreiber, mon vernis à ongle, du coca, des glaçons dans un thermos et de la glace au réglisse....

    J'ai mis mon patch anesthésique sur mon PAC !

    « Avec ça je suis parée pour le combat ! »

     

  3. Courage :

     

    L'on commence par me faire un électrocardiogramme et prendre mes paramètres vitaux ; tension, pouls, température.

    Ma prise de sang a été faite en amont, je passe le test sans encombre.

    La gentille infirmière m'explique tout en déballant tout son matériel pour me piquer, ce qui va se passer, ce que l'on va m'injecter.

    Tout d'abord on va me perfuser sur le PAC.

    Tout cela se fait en stérile et selon un protocole immuable.

    Ensuite avant le produit de chimio à proprement parlé, l'on m'injectera une première poche avec des corticoïdes puis une seconde avec un puissant anti-émétique et pour finir un antihistaminique .

    Celui-ci je l'appelle familièrement la « pola », il est injecté en direct, et met environ trois minutes avant de me plonger dans un profond sommeil.

    Adieux , lecture, boulot, et autres activités prévues durant cette chimiothérapie.

    Puis arrive le produit, tant attendu et tant redouté, il est rouge, l'infirmière fixe la poche sur le pousse seringue, et je peux voir le produit arrivé par a-coup, dans mon corps.

    Je me dis que ça y est, on y est, que plus rien ne sera comme avant, qu'il faut que je sois forte, que ce produit si inquiétant est là pour me sauver la vie, pour massacrer la saloperie qui a élue domicile en moi.

    Et puis comme pour la « pola » , l'effet est très rapide et très vite j'ai un goût métallique horrible dans la bouche et je me sens toute drôle comme ivre.

    J'attrape mon coca, ma glace et mes glaçons, ce qui normalement doit diminuer les effets secondaires spécifiques de la muqueuse buccale.

    Mais le coca n'a vraiment pas le goût de coca, et la glace me répugne, seuls les glaçons et de l'eau arrivent à entrer dans ma bouche !

     

  4. Acceptation :

     

    Je savais que ce serait dur et que ça me surprendrait car on ne sait jamais comment on va réagir à une telle agression.

    J'ai eu peur de ne pas y arriver, de ne pas être capable d'affronter ce traitement, mais je l'ai fait. Et il a été extrêmement efficace .

    Avec le recule je me dis que oui, ça n'était pas une partie de plaisir, mais c'est comme un accouchement, c'est dur, c'est violent, mais à la fin il y a la délivrance. Dans un cas un beau bébé nous fait simplement oublier la boucherie qui a eu lieu.;-) et dans l'autre, c'est de retrouver la santé qui là encore nous procure un état de béatitude.

     

    « Il faut, je pense accepter de souffrir pour guérir, le chemin est long mais il a le mérite d exister. »

 


Commentaires sur La chimiothérapie:

Nouveau commentaire